Lyon, avec la manière.La défaite à Paris trottait dans toutes les têtes. Sauf dans les têtes lyonnaises. Puel et ses joueurs avaient conscience qu'il ne s'agissait là que d'un simple " incident de parcours ". Samedi soir, l'équipe lyonnaise avait déjà le regard tourné vers l'Europe. C'est donc avec une détermination sans faille que les rhodaniens se présentent à Artemio Franchi, face à une vaillante équipe de la Fiorentina. Les florentins mènent les débats durant les dix premières minutes, avant de se faire surprendre au quart d'heure de jeu par un plat du pied de Makoun, sur un centre judicieux de Benzema. Le coup de grâce est donné à la demi-heure de jeu, sur une frappe imparable de ce même Karim Benzema. En seulement une demi-heure, le numéro 10 lyonnais a réduit à néant les espoirs de la Viola. Son homologue florentin, Alberto Gilardino tente de sonner la révolte juste avant la mi-temps, trompant Lloris d'une tête, pour la troisième fois en deux matchs. En vain. Malgré tout leur efforts, les italiens ne parviendront pas à faire sauter le verrou lyonnais, symbolisé par une charnière Cris-Boumsong des grands soirs. Au terme d'un match solide, les lyonnais valident leur sixième qualification consécutive pour les huitièmes de finale en autant de participations. Seuls Arsenal et le Real Madrid ont fait aussi bien.
La dernière carte de Bordeaux.
Les retrouvailles s'annonçaient tendues. Les Girondins n'avaient pas oublié ce 16 septembre, et la déroute subie à Stamford Bridge. L'équipe de Laurent Blanc avait soif de revanche, face à des Londoniens qu'on avait annoncé grands favoris du groupe, mais dont la qualification n'était toujours pas acquise. Le match se jouerait donc à couteaux tirés, le message était clair. Les Bordelais ont confirmé leurs intentions, en faisant nettement jeu égal avec une équipe de Chelsea bien fade en première période. Le score de 0-0 à la mi-temps en était presque trompeur. Le début de seconde période repartait sur les mêmes bases, avant que Luis Felipe Scolari ne fasse remonter son milieu, gênant ainsi la première relance de Diarra & Fernando. Les Girondins se trouvaient ainsi bloqués au milieu, et payaient cher la seule erreur défensive de la partie commise par Franck Jurietti, et qui permettait à Anelka d'ouvrir le score. Mais les Girondins ne baissaient pas les bras, et continuaient à pousser, cherchant la faille des Blues. La délivrance vint de la tête du capitaine Bordelais, Alou Diarra, qui s'éleva plus haut que tout le monde, et fit trembler les filets londoniens. Bordeaux caressa même l'espoir d'empocher les trois points, suite à l'expulsion de Franck Lampard, à quelques minutes du coup de sifflet final. Bordeaux respire encore, mais pour espérer franchir ce tour, Bordeaux devra réussir l'exploit de s'imposer au Stadio Olympico, face à une grosse équipe de la Roma qui a retrouvé ses gladiateurs.
Les regrets de l'OM.L'Olympique de Marseille peut s'en vouloir. Hier soir, sur la pelouse d'Anfield Road, l'équipe phocéene avait largement le niveau européen, le résultat ne refletant absolument pas la physionomie du match. Car si Liverpool repart avec les trois points, et sa qualification en poche, c'est uniquement grâce au génie de son capitaine et à la solidité de sa défense, les olympiens ayant fait jeu égal avec les Reds tout au long du match. L'équipe marseillaise peut nourrir de profonds regrets suite à son élimination, cette fois irréversible, cause d'une trop grande irrégularité, et d'une défense parfois trop fébrile. Les Marseillais peuvent malgré tout espérer se qualifier pour la Coupe de l'UEFA, consolante de la grande Ligue des Champions, rejoignant ainsi les Paris Saint Germain, Nancy & autres Saint-Etienne.
[ By Kelly. ]